Pour des économies d’énergies dans l’éclairage public

Pour des économies d'énergies dans l'éclairage public

Par Véronique De Siebenthal, David Monod, Christine Burnand et Line Schulé, 10 mars 2008
Monsieur le président,
Mesdames et Messieurs les conseillers, Mesdames et Messieurs les municipaux,

Conscients, comme beaucoup d’entre nous, du besoin d’économiser l’énergie et de promouvoir l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables et le développement durable, nous demandons à la Municipalité d’étudier les propositions ci-dessous:

Tout d’abord, il nous paraît important de faire un examen de l’infrastructure de notre éclairage public pour avoir une vision exhaustive de son état.

Dans un second temps, nous préconisons le remplacement des lampes au mercure par des lampes au sodium haute pression. Cela engendre une économie d’énergie de 40% à 50%. Et ce n’est pas là son seul avantage! Notez que la lumière jaune caractéristique des lampes au sodium attire moins les moustiques. Et ce n’est pas négligeable dans notre région.

On pourrait, ensuite, envisager de réduire l’intensité de l’éclairage durant quelques heures après minuit. Cela permet une économie d’énergie de 20%. La réduction après minuit est à peine perçue par les usagers de l’espace public et ne porte pas atteinte à la sécurité individuelle.

Autre potentiel d’économie possible. Nous remarquons fréquemment que les jours de brouillard ou pluvieux, les lampadaires restent allumés. Une meilleure gestion des détecteurs crépusculaires éviterait ce problème et éviterait une dépense énergétique inutile.

Tous les chiffres cités, ci-dessus, sont tirés de :

  • La brochure «Eclairage public – recommandations aux autorités communales et aux exploitants de réseaux d’éclairage»,
  • www.Topten.ch,
  • Romande énergie,
  • Agence suisse pour l’efficacité énergétique

La Municipalité devrait, enfin, étudier l’opportunité d’introduire une taxe environnementale sur la consommation électrique selon l’article 23 du Décret cantonal sur le secteur électrique (DsecEl), du 5 avril 2005, qui stipule que : « les communes sont habilitées à prélever des taxes communales spécifiques, transparentes et clairement déterminées permettant de soutenir les énergies renouvelables, l’éclairage public, l’efficacité énergétique et le développement durable ».

En espérant, Mesdames et Messieurs, que vous accepterez l’étude de cette motion et que vous serez sensible à ce sujet important, nous vous remercions de votre attention.