Petite histoire du PS Yvonand

Extrait du procès verbal de l’assemblée constituante retrouvé dans un épais cahier noir.

«Samedi soir 24 avril 1948 à Yvonand, 22 ouvriers étaient réunis à l’Hôtel de la Gare pour examiner la possibilité de créer à Yvonand une section locale du parti socialiste vaudois.

La séance fut ouverte par le camarade Octave Heger, député, secrétaire du parti socialiste vaudois, qui remercia les nombreux citoyens qui avaient répondu à la convocation du parti socialiste. Il salua la présence de nos camarades Pierre  Graber, syndic de Lausanne, Conseiller national et Raymond Abetel, caissier du PSV. Heger expliqua le but de cette séance, définit l’action socialiste, le parti des masses travailleuses de Suisse.

Pierre Graber sut, en un exposé captivant, faire saisir aux auditeurs les buts poursuivis par le parti socialiste suisse. Par des exemples concrets, il fit comprendre le rôle qu’a joué et doit jouer  l’organisation politique des travailleurs….. Enfin, il adressa à tous un vibrant appel pour que chacun s’organise politiquement, personne n’ayant le droit, aujourd’hui, de rester à l’écart des luttes politiques, dont l’issue décidera du sort du monde.

Les appels des camarades ne restèrent pas sans écho. Une large et sympathique discussion suivit, à laquelle prirent part de nombreux auditeurs. Tous se déclarèrent  d’accord de créer une section du parti socialiste. Tous comprirent le rôle que pouvait jouer une telle section dans la politique locale que cantonale. Quelques camarades donnèrent sans hésitations leur adhésion au parti et un comité provisoire composé de 8 membres fut élu.

Nos camarades du comité de PSV  furent enchantés de constater l’excellent esprit. Allié à la volonté que l’on sent chez chacun, est de bonne augure pour l’avenir du parti socialiste d’Yvonand.

Le parti socialiste est né. Qu’il vive et qu’il prospère pour le plus grand bien des travailleurs de toutes conditions de cette sympathique localité.»


Quelques faits marquants de notre section

2008

Yann Rod est choisi pour se présenter à la Municipalité, lors d’une élection complémentaire. Celle-ci, suite à une erreur de procédure, est reportée du 24 février au 6 avril.

Du 10 mars au 6 avril, la campagne se déroule: passage dans les quartiers avec notre vélo-stand-mobile, permanence dans les cafés-restaurants, stands, etc. Nous sommes en route tous les jours… sauf le week-end de Pâques.

Le 6 avril, les résultats tombent: sur 859 bulletins valables, Yann Rod obtient 430 voix contre 406 à son concurrent de l’UDC.

2007

Création du site internet de la section.

Dans le cadre des élections cantonales du printemps, Anne-Catherine Lyon et Pierre-Yves Maillard, candidats au Conseil d’Etat, font une halte remarquée à Yvonand. Leur conférence attire près d’une soixantaine de personnes.

A mois de juin, la votation sur la Caisse unique a été refusée à 11 voix près.

En automne, les élections fédérales mobilisent à nouveau la section. Géraldine Savary, candidate au Conseil des Etats, accompagnée de Stéphane Montangero, Eric Vauruz et Blaise Fattebert, candidats au Conseil National, viennent échanger avec la population à l’occasion d’un café contact.

En novembre, Claude Schmid, Municipal, présente sa démission. Ses activité professionnelle sont devenues trop importantes et ne lui permettent plus d’assurer son mandat.

2006

Le PSY gagne 2 sièges au conseil communal et passe ses 3 candidats en tête du 2e tour:  Anne-Sophie Betschart, Claudine Hug-Despland et Claude Schmid. Nous sommes dorénavant le plus grand parti.

Samuel Perrin assure la présidence du Conseil du 1er juillet 2006 au 30 juin 2007.

2004

Le PSY gagne un 3e siège à la Municipalité lors d’une élection complémentaire. Dorénavant, 3 femmes nous représentent: Mmes Anne-Sophie Betschart, Christine Burnand et Claudine Hug-Despland.

La section organise 3-4 fois par ans des café-contact sur différents sujets d’actualité.

1999

Election à l’assemblée constituante de notre camarade Michel Winterreg.

1998

Le PSY regagne ses deux sièges à la Municipalité suite à une campagne au slogan «deux sièges oui, un strapontin non» afin de respecter la proportionnalité des forces des partis au Conseil communal.

1995

Perte d’un siège à la Municipalité lors d’une élection complémentaire au profit du parti libéral.

1976

Création de notre journal local «Le Moustique».

1961

Après l’introduction du suffrage féminin cantonal, 2 femmes, Isabelle Huber et Lucette Bonzon sont nos premières conseillères communales.

Le PSY dépose à la préfecture un recours contre le dépouillement du scrutin des élections communales. En effet, des irrégularités ont été rapportées sur des lites radiales. Le Conseil d’Etat admet que 21 lites radicales soient annulées et que l’on procède à une nouvelle répartition de sièges.

1957

Election à la proportionnelle, enfin. Le PS refuse une proposition d’entente pour des élections tacites. Résultat: 16 élus socialistes. Le parti revendique 2 sièges à la Municipalité sinon ils renonceront à leur siège actuel. Sont élus Gilbert Pidoux et René Beachler.

1953

Sont élus sur une liste d’entente 9 Conseillers communaux et notre premier Municipal Gilbert Pidoux.

1952

Au conseil communal, rejet à une forte majorité la motion socialiste demandant l’introduction de la représentation proportionnelle au Conseil communal. Un référendum est lancé mais malheureusement refusé de justesse par 12 voix d’écart.

1949

Sont élus sur une liste d’entente les 3 premiers conseillers communaux socialistes.

1948

Conférence sur une initiative qui vise à abolir les privilèges fiscaux dont bénéficient les porteurs d’actions.